Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Le tocard peut prendre différents visages : du bellâtre qui te pose un lapin pour aller jouer à la console avec ses potes à l'artiste maudit qui se voit dé roi du monde, il peut être tapis n'importe où...

Heureusement, Teemix va t'aider à débusquer le tocard !

Voici quelques indices pour répérer le gros naze qui se cache peut-être derrière le garçon qui te fait tant rêver ...

- Son look
- Son discours
- Ses relations avec les filles
- Ses potes
- Ses ambitions

Si tu le retrouves dans la plupart des indices de ces 5 catégories, un conseil : fuis !

# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:24

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:54

Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Son look


> Le tocard a souvent de drôles de chaussures (trop pointues, trop colorées, trop vernies, trop blanches...).

>
Il est très "total look".

> Il s'est noyé dans une bouteille de parfum/un pot de gel.

> Il se mate dans les vitrines dès qu'il croise son reflet.

> Pour lui, les marques à gros logos (ou les montres bien dorées) sont le comble de la classe.

>
Il fait des UV et/ou met de l'auto-bronzant.

> Il fait une fixette sur une partie de ton corps (sa nuque, ses épaules, ses fesses...)

>
Il copie le look des stars de ciné ou de rock. Ou du moins, il essaie... Et du coup, il tourne des clips imaginaires dans la rue/le métro/en bte/partout.

> Il se prend pour un "lanceur de modes" (chaussettes pareillées, port du kilt...).

> Il pique les produits de beauté de ses nanas.

> Il ne lave jamais ses fringues ou alors il en prend trop soin (il les lave à la main avec un adoucissant importé de Nouvelle-Zélande...).

> Il va tous les jours dans son club de gym (et se mate dans la glace).
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:23

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:54

Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Son discours

> Le tocard a tout vu et tout fait.

>
D'ailleurs, Il est génial. En tout et de manière nérale.

> Il raconte les mêmes blagues en boucle et il en rit (parce qu'il se trouve trop drôle).

> Son rire est super forcé (= signe évident de tocardise).

>
Il pompe ses goûts musicaux sur son entourage. Il pense être le roi du monde de la tendance sauf qu'il est souvent à la bourre de plusieurs mois...

>
Il a la critique facile. Si on lcoute, les autres (les absents) sont des losers.

>
Il s'invente des origines lointaines ("J'ai du sang iroquois dans les veines").

> Il prend parfois un accent étranger (parce que la France, c'est comptement pas cool).

>
Il connt tous les endroits "hype", mais il se défile systématiquement dès que vous lui demandez de vous emmener dans l'un de ses "it spots".

>
Il déteste son papa, il méprise sa famille ou alors il passe son temps col au téléphone avec sa maman.

> Il ressort régulièrement des citations de films en intégralité. Et il se trouve super fort en imitation.

>
Il ment beaucoup et mal.
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:23

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:54

Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Ses relations avec les filles

> Toutes ses ex étaient soit-disant des bombes canonissimes (2ème dauphine de Miss Poitou-Charentes, mannequin de doigts pour Maty...)

>
Toutes les filles sont amoureuses de lui. Du moins, c'est ce qu'il veut faire croire...

>
Il est persua qu'une voiture/une moto/un scooter est une arme de duction incroyable.

> Il vous fait remarquer que vous avez grossi, que vous avez une che sur votre jupe, que vous avez un bouton, que vous avez des cernes...

> Son ex était folle/stupide/immature (=elle l'a jeté quand elle a compris qu'il l'avait trompé avec sa meilleure copine).

>
Il vous critique souvent, même si c'est sur le ton de la plaisanterie ("Tes doigts, ce sont vraiment des petits boudins, hein, sweetheart !")

> Il devient gentil lorsqu'il a un coup de blues ou qu'il sent que vous allez casser.

>
Il vous emprunte régulièrement de l'argent (même des petites sommes), mais dépense des paquets en trucs qui ne servent à rien (meuble design moche, fêtes avec ses faux-amis, baskets Prada en plastique...)
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:23

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:55

Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Ses potes

> Le tocard est souvent un solitaire (bien qu'il soit toujours accompag de son ami invisible, Môsieur Groségo).

> Ou alors il se déplace en grappe avec son armée de clônes (même look, même rire, me humour, me tocardise).

> Il pratique le "name-dropping" pour se faire mousser ("Quand j'ai passé ma soirée avec Brad à Cannes..." = il avait été invi par la mairie à la projo du film de Brad Pitt).

>
Il aime bien ridiculiser ses potes pour se mettre en valeur ( "T'as vraiment une vieille te de calamar, mon pauvre Nono !").

> Il n'hésite pas à poser un lapin à une fille pour aller regarder le match Lyon-Bordeaux avec ses potes tocards.

> Il s'approprie les (fausses) "relations" des autres ("David Guetta, c'est mon poto" = son pote Jay a travaillé une fois dans la boîte où mixait David Guetta).

>
Ses amis tocards se servent de lui (lui piquent du fric, squattent son appart...) et n'hésitent pas à le casser par derrière.
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:23

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:55

Repérer UN TOCARD Les SIGNE qui ne trompent PAS !!!!!!!!!!!!!

Ses ambitions

> Le tocard veut partir "aux States" pour faire carrière.

>
Il est toujours "overbooké" mais ne se lève pas avant midi.

> Il pense être plus intelligent que la moyenne (= il n'a donc pas besoin d'étudier).

> Plus tard, il aimerait faire "star" comme métier (en participant à une émission delé-réali par exemple).

> Il se voit bien être repépar un "talent scout" dans la rue.

> Il a l'intime conviction d'avoir un don.

>
Il est persua que ses pseudos "relations" (baby-sitter des enfants de la pédiatre du de Laetitia Casta, vendeur chez Agnès b., doublure d'un cactus dans Le Roi Lion...) vont lui ouvrir les portes de la gloire et de la fortune.

> Il rêverait de devenir pilote automobile. Mais comme il n'est pas (encore) Lewis Hamilton, il conduit son scooter comme un bourrin.

>
Il est sûr de savoir il va, ce qu'il veut, ce qu'il faut faire pour y arriver. D'ailleurs, il a déjà élaboré plein de stratégies (forcément incroyablement rusées) dans sa tête de tocard. Parce qu'il est super futé, tiens !

> Ses jobs deve ? DJ, agent de star, joueur de poker, photographe, infographiste, mannequin, chef de pub, comédien, animateur-radio... Entre autres !
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 19:22

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:55

The Veronica's - When It All Falls Apart

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# Posté le mercredi 04 mars 2009 14:08

Le désespoir est un grand mot Foncé même si vous n'avez pas le moral

Le désespoir est un grand mot Foncé même si vous n’avez pas le moral
Le désespoir est un grand mot
Foncé même si vous n'avez pas le moral

Salut, je me prénomme Alice je viens de Beauport et j'ai grandi dans cette ville jusqu'en 1995, plus précisément le 21 juillet 1995, ce jour a été très sombre pour ma famille puisqu'on a perdu une personne que nous aimions tous les un les autres. En faite cette personne était mon père, il est mort d'un cancer du c½ur a l'âge de 34 ans. Ma mère a perdu l'homme de sa vie, mon frère lui il a perdu son super héro comme il le disait si bien et moi dans tout sa j'ai perdu un père, un ami, un confident mais aussi mon héro, en qu'elle minute. C'est ainsi que mon cauchemar commencé a l'âge de 4 ans j'ai du déménagé dans un cartier défavorisé qui se nomme cartier Saint-roque avec ma mère de 32 ans et un frère de 6 ans. Ma mère voulais avoir un travaille qui avais du sens mais elle avait de la difficulté a en gardé un qui avais du sens. C'est ainsi qu'on a grandie. Maintenant je me trouve au secondaire j'ai 16 ans, mais pour se qui est de mon frère il a du arrêté l'école a l'âge de 17 ans parce que notre mère avais de la difficulté a joindre les deux bout. Ce qui ne la pas aidé ces que mon frère a un casier judiciaire aussi long que son bras et aussi épais qu'un bottin téléphonique, il a été arrêté pour vente de stupéfiant a minet reprise.

En faite il y a deux semaine mon meilleur ami qui est aussi mon frère a été prie par la police en plein flagrant délie et il a été arrêté et a été condamné a 6 ans de prison juvénile. Mais comme son avocat, il pourra avoir sa sortie conditionnel dans 4 ans s'il a une bonne conduit le juge va pouvoir lui accordé. Mais pour le moment il ne peu rien faire.

E
n gros je vais résumer mon père est mort, mon frère est en prison, ma mère va devenir folle on va être obligé de déménagé, moi je vais a l'école mais j'ai une réputation de clocharde. C'est super la vie. Il m'arrive de rentré cher nous et de lancé tout se que je voie et de crie C'EST TA FAUTE PAPA CI ON SE RETROUVE DANS CE MERDIÉ, POUR QU'OI TU NOUS A FAIS ÇA. Tout en pensant qu'il va m'entendre ou me répondre. Mais il ne peu pas puisqu'il est mort.

C'est
ainsi pendant 4 ans jusqu'aux jours ou mon frère a obtenue sa conditionnel. IL a peut nous aidé l'également et a pue reprendre c'est étude et avoir un bon job. Moi aussi j'ai pue les finir et avoir un bon job, mon frère et moi nous versons a notre mère une parti de notre salaire pour lui venir en aide. Un jour, une personne m'avais die que tout se qui tourne mal n'est pas obligé de finir mal travaillé fort et vos effort vont être récompensé. Cette même personne ma die même si je ne suis plus la je serais toujours dans ton c½ur. Cette personne était mon père.
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# Posté le lundi 02 mars 2009 14:38

Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l'appartement de Juliette. Entre Roméo partie 1 .

Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l'appartement de Juliette. Entre Roméo partie 1 .
ROMÉO. - Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures ! (Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre. ) Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ?
Voilà
l'Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi ; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! voilà mon amour ! Oh ! si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien... Elle se tait...
Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus. belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent.
Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue !
J
ULIETTE. - Hélas !
R
OMÉO. - Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant !
Ca
r tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en amère pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
JULIET
TE. - ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ?
Re
nie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.
ROMÉO, à
part. - Dois-je l'écouter encore ou lui répondre ?
JULIE
TTE. - Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas un Montague, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montague ? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh ! sois quelque autre nom !
Qu'y
a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom ; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.
RO
MÉO. - Je te prends au mot ! Appelle-moi seulement ton amour et je reçois un nouveau baptême : désormais je ne suis plus Roméo.
JULIET
TE. - Quel homme es-tu, toi qui, ainsi caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret ?
ROMÉO
. - Je ne sais par quel nom t'indiquer qui je suis.
Mon
nom, sainte chérie, m'est odieux à moi-même, parce qu'il est pour toi un ennemi : si je l'avais écrit là, j'en déchirerais les lettres.
JUL
IETTE. - Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son.
N'es-tu
pas Roméo et un Montague ?
R
OMÉO. - Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
JULIETTE.
- Comment es-tu venu ici, dis-mol ? et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
ROMÉO. - J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.

# Posté le vendredi 27 février 2009 17:50

Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l'appartement de Juliette. Entre Roméo partie 2.

Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l'appartement de Juliette. Entre Roméo partie 2.
ROMÉO.
JULIET
TE. - S'ils te voient, ils te tueront.
RO
MÉO. - Hélas ! il y a plus de péril pour moi dans ton regard que dans vingt de leurs épées : que ton oeil me soit doux, et je suis à l'épreuve de leur inimitié.
JUL
IETTE. - Je ne voudrais pas pour le monde entier qu'ils te vissent ici.
ROMÉO. - J
'ai le manteau de la nuit pour me soustraire à leur vue. D'ailleurs, si tu ne m'aimes pas, qu'ils me trouvent ici ! J'aime mieux ma vie finie par leur haine que ma mort différée sans ton amour.
JULIETTE. - Quel guide as-tu donc eu pour arriver jusqu'ici ?
ROMÉ
O. - L'amour, qui le premier m'a suggéré d'y venir : il m'a prêté son esprit et je lui ai prêté mes yeux. Je ne suis pas un pilote ; mais, quand tu serais à la même distance que la vaste plage baignée par la mer la plus lointaine, je risquerais la traversée pour une denrée pareille.
JU
LIETTE. - Tu sais que le masque de la nuit est sur mon visage ; sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue, quand je songe aux paroles que tu m'as entendue dire cette nuit. Ah ! je voudrais rester dans les convenances ; je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit. Mais adieu, les cérémonies ! M'aimes-tu ? Je sais que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole. Ne le jure pas : tu pourrais trahir ton serment : les parjures des amoureux font, dit-on, rire Jupiter.. Oh ! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement : et si tu crois que je me laisse trop vite gagner je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour : autrement, rien au monde ne m'y déciderait... En vérité, beau Montague, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère ; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve. J'aurais été plus réservée, il faut que je l'avoue, si tu n'avais pas surpris, à mon insu, l'aveu passionné de mon amour : pardonne-moi donc et n'impute pas à une légèreté d'amour cette faiblesse que la nuit noire fa permis de découvrir
R
OMÉO. - Madame, je jure par cette lune sacrée qui argente toutes ces cimes chargées de fruits !...
JULIETTE.
- Oh ! ne jure pas par la lune, l'inconstante lune dont le disque change chaque mois, de peur que ton amour ne devienne aussi variable !
ROMÉO. - Par quoi dois-je jurer ?
JU
LIETTE. - Ne jure pas du tout ; ou, si tu le veux, jure par ton gracieux être, qui est le dieu de mon idolâtrie, et je te croirai.
ROMÉO.
- Si l'amour profond de mon coeur..
JULIETTE.
- Ah ! ne jure pas ! Quoique tu fasses ma joie, je ne puis goûter cette nuit toutes les joies de notre rapprochement ; il est trop brusque, trop imprévu, trop subit, trop semblable à l'éclair qui a cessé d'être avant qu'on ait pu dire : il brille !... Doux ami, bonne nuit ! Ce bouton d'amour mûri par l'haleine de l'été, pourra devenir une belle fleur, à notre prochaine entrevue... Bonne nuit, bonne nuit ! Puisse le repos, puisse le calme délicieux qui est dans mon sein, arriver à ton coeur !
ROMÉO
. - Oh ! vas-tu donc me laisser si peu satisfait ?
JULI
ETTE. - Quelle satisfaction peux-tu obtenir cette nuit ?
ROMÉO. - Le solennel échange de ton amour contre le mien.
JULIETTE.
- Mon amour ! je te l'ai donné avant que tu l'aies demandé. Et pourtant je voudrais qu'il fat encore à donner.
ROMÉO. - Vo
udrais-tu me le retirer ? Et pour quelle raison, mon amour ?
JULIETTE
. - Rien que pour être généreuse et te le donner encore. Mais je désire un bonheur que j'ai déjà : ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond :
plus
je te donne, plus il me reste, car l'une et l'autre sont infinis. (On entend la voix de la nourrice. ) J'entends du bruit dans la maison. Cher amour, adieu ! J'y vais, bonne nourrice !...
Doux
Montague, sois fidèle. Attends un moment, je vais revenir (Elle se retire de la fenêtre. )
ROMÉO. - ô célest
e, céleste nuit. ! J'ai peur, comme il fait nuit, que tout ceci ne soit qu'un rêve, trop délicieusement flatteur pour être réel.
Juliette
revient.
JULIETTE. - Trois
mots encore, cher Roméo, et bonne nuit, cette fois ! Si l'intention de ton amour est honorable, si ton but est le mariage, fais-moi savoir demain, par la personne que je ferai parvenir jusqu'à toi, en quel lieu et à quel moment tu veux accomplir la cérémonie, et alors je déposerai à tes pieds toutes mes destinées, et je te suivrai, monseigneur jusqu'au bout du monde !
LA NOURRICE,
derrière le théâtre. - Madame !
JUL
IETTE. - J'y vais ! tout à l'heure ! Mais si ton amère-pensée n'est pas bonne, je te conjure...
LA NOUR
RICE, derrière le théâtre. - Madame !
JULIETTE. - À l'
Instant ! J'y Vals !.., de cesser tes Instances et de me laisser à ma douleur.. J'enverrai demain.
ROMÉO. - Pa
r le salut de mon âme...
JUL
IETTE. - Mille fois bonne nuit ! (Elle quitte la fenêtre. )
ROMÉO. - La nuit ne p
eut qu'empirer mille fois, dès que ta lumière lui manque... (Se retirant à pas lents. ) L'amour court vers l'amour comme l'écolier hors de la classe ; mais il s'en éloigne avec l'air accablé de l'enfant qui rentre à l'école.
Juliett
e reparaît à la fenêtre.
JULIETTE. - Stt !
Roméo ! Stt !... Oh ! que n'ai-je la voix du fauconnier pour réclamer mon noble tiercelet ! Mais la captivité est enrouée et ne peut parler haut : sans quoi j'ébranlerais la caverne où Écho dort, et sa voix aérienne serait bientôt plus enrouée que la mienne, tant je lui ferais répéter le nom de mon Roméo !
ROMÉO, revenant sur s
es pas. - C'est mon âme qui me rappelle par mon nom ! Quels sons argentins a dans la nuit la voix de la bien-aimée ! Quelle suave musique pour l'oreille attentive !
JULIETTE. - Roméo !
ROMÉO.
- Ma mie ?
LA NOURRICE, derr
ière le théâtre. - Madame !
JULIETTE. - À queue heure,
demain, enverrai-je vers toi ?
ROMÉO. - À neuf heures.

JULIETTE. - Je n'
y manquerai pas ! il y a vingt ans d'ici là. J'ai oublié pourquoi je rai rappelé.
ROMÉO. - L
aisse-moi rester ici jusqu'à ce que tu t'en souviennes.
JULIETTE. - Je l'o
ublierai, pour que tu restes là toujours, me rappelant seulement combien j'aime ta compagnie.
ROMÉO. - Et je re
sterai là pour que tu l'oublies toujours, oubliant moi-même que ma demeure est ailleurs.
J
ULIETTE. - Il est presque jour. Je voudrais que tu fusses parti, mais sans t'éloigner plus que l'oiseau familier d'une joueuse enfant : elle le laisse voleter un peu hors de sa main, pauvre prisonnier embarrassé de liens, et vite elle le ramène en tirant le fil de soie, tant elle est tendrement jalouse de sa liberté !
ROMÉO. -
Je voudrais être ton oiseau !
JULIETTE. - Ami, Je le vo
udrais aussi ( mais je te tuerais à force de caresses. Bonne nuit ! bonne nuit ! Si douce est la tristesse de nos adieux que je te dirais : bonne nuit ! jusqu'à ce qu'il soit jour (Elle se retire. )
ROMÉO, seul. - Que
le sommeil se fixe sur tes yeux et la paix dans ton coeur ! Je voudrais être le sommeil et la paix, pour reposer si délicieusement ! Je vais de ce pas à la cellule de mon père spirituel, pour implorer son aide et lui conter mon bonheur. (Il sort. )
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# Posté le vendredi 27 février 2009 17:39